Sénégal: L’ex-chef d’Etat, Abdoulaye Wade victime de gaz lacrymogènes

Abdoulaye-WadeL’ex-Président sénégalais qui avait manifesté sa volonté de participer au sit-in de l’opposition, samedi à Dakar, a été empêché par la Police. En se dirigeant vers le lieu de la manifestation, le cortège de Me Wade a essuyé des gaz lacrymogènes.

Le cortège du leader du PDS, Me Abdoulaye Wade a essuyé, samedi à Dakar, un jet de gaz lacrymogènes au moment où il se rendait à une manifestation interdite de l’opposition. Malgré les nombreux policiers qui avaient formé une barrière, l’ex-président a pu franchir pour arriver au lieu prévu pour le sit-in.

«Ce qu’on vient d’assister, n’honore pas la démocratie sénégalaise. La Constitution donne aux Sénégalais le droit de manifester. On fait face à un régime aux abois», a estimé Modou Diagne Fada, ancien ministre et membre du Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (PDS).

D’autres membres de l’opposition à l’image des anciens ministres Farba Senghor et Mamadou Diop Decroix ont été brutalisés par la police avant d’être interpelés.

Vendredi au même endroit, la police sénégalaise a neutralisé des cadres du PDS qui entendaient organiser une marche contre ce qu’ils appellent «la confiscation des libertés orchestrée par Macky Sall».

De son côté, l’Alliance pour la République (parti au pouvoir) avait averti que «si le PDS et ses alliés veulent la guerre, ils l’auront».

Auparavant, le préfet de Dakar, Alyoune Badara Diop avait expliqué que le document introduit par le PDS «ne mentionne pas l’objet de la manifestation de vendredi, ni celle de samedi. Le lieu n’a pas été non plus indiqué».

Au Sénégal, la prochaine élection présidentielle est prévue en 2017 et Karim Wade, fils d’Abdoulaye Wade et ancien ministre est en prison pour «enrichissement illicite », au même titre que d’autres militants du PDS. Une majeure partie de l’opposition sénégalaise voit Karim Wade comme un potentiel successeur de Macky Sall au pouvoir. Donc, son emprisonnement consisterait à l’écarter de la course à la présidentielle.

© OEIL D’AFRIQUE

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