SENEGAL-SANTE: Une puberté précoce et une ménopause tardive peuvent favorisr le cancer du sein (cancérologue)

CANCER-SEINLouga (APS) – Une puberté précoce, une ménopause tardive, et la stérilité, combinées à l’âge, à l’histoire familiale et à une alimentation déséquilibrée favorisent le cancer du sein, a rappelé mardi à Louga, le docteur Mamadou Diop, directeur de l’Institut du cancer du Sénégal.

‘’C’est un ensemble de facteurs qui favorisent le cancer du sein. Il y a l’âge compris entre 45 et 50 ans, le problème des hormones, une puberté précoce, une ménopause tardive, l’absence de fécondité, l’histoire familiale’’, a-t-il indiqué à des journalistes mardi en marge d’une séance de dépistage de la maladie organisée par l’association Henriette.

‘’Une femme dont la mère ou les parents de second degré ont eu la maladie, présente des risques de l’attraper à son tour. Une mauvaise alimentation et l’obésité sont également des facteurs favorisant le cancer du sein’’, a souligné le chirurgien-oncologue.

‘’Le cancer du sein est un cancer dont l’incidence est en augmentation. A la différence des pays développés, dans nos pays, la mortalité augmente. Si vous prenez dix cas de cancer dans ces pays-là, huit guérissent, alors qu’ici sur dix cas décelés huit perdent la vie’’, a ainsi affirmé le docteur Diop.

‘’C’est un problème réel de santé publique. C’est un cancer difficile à déceler. Il n’y a pas de lésion précancéreuse à dépister. Il faut donc faire un diagnostic précoce, mais le problème dans nos pays c’est la consultation tardive’’, a-t-il notamment déploré.

Selon lui, les cas de cancer reçus à l’Institut du cancer atteignent souvent un stade très avancé, alors qu’il difficile partout dans le monde d’obtenir une guérison du fait du traitement très couteux sur le plan esthétique et sur le plan financier.

”Le coût du traitement de cette maladie tourne autour de 2 millions de francs ce qui n’est pas à la portée de tous. Il est donc nécessaire que les femmes prennent conscience de ces facteurs favorisant en même temps que les médecins qui doivent faire faire le dépistage aux patients”, a laissé entendre le cancérologue.

AKS/AD

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