SIDA Solution au retrait progressif des bailleurs de fonds : Le Cnls demande une hausse des budgets de santé

Dr Ibra Ndoye
Dr Ibra Ndoye
Dr Ibra Ndoye

Une hausse des budgets de santé, c’est ce que demande le Docteur Ibra Ndoye, secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls). Cette hausse serait, selon Dr Ndoye, une réponse aux problèmes budgétaires qui affectent les programmes de lutte contre le Sida, après le retrait des bailleurs.

Malgré son faible taux de prévalence, le Sida est loin d’être vaincu au Sénégal. Et à l’instar de beaucoup de pays sous-développés, la question du financement de la lutte contre la pandémie demeure le principal défi. C’est une des raisons pour lesquelles, le réseau parlementaire de lutte contre le Vih/Sida de l’Assemblée parlementaire francophone (Apf), qui tient ses assises annuelles au Sénégal, en a fait un thème majeur.

Selon Dr Ibra Ndoye, secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida au Sénégal (Cnls), «en Afrique, près de 80% des financements proviennent des pays développés». Suffisant pour qu’il plaide pour une hausse des budgets de santé afin d’assurer la prise en charge des malades du Sida, de la Tuberculose et du paludisme.

L’Assemblée annuelle de l’Apf, qui s’est ouverte hier à Dakar, va ainsi permettre aux parlementaires de plusieurs pays francophones d’échanger sur les expériences respectives de leur pays. Pour le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, «les thèmes qui seront discutés durant ces assises, devraient permettre aux parlementaires que nous sommes, en liaison directe avec la communauté des savants, de procéder à des échanges productifs sur les types de riposte à apporter à ces endémies. Je voudrais aussi que nous mettions l’accent sur les financements diversifiés qui sont si nécessaires», souligne M. Niasse.

Le président de l’Assemblée parlementaire francophone, Didier Berberat, abonde dans le même sens. «Malgré la bonne volonté, malgré la coopération de tous les milieux, si nous n’avons pas les moyens financiers et budgétaires, nous n’arriverons pas à lutter contre le Sida», souligne-t-il. Moustapha Niasse invite ainsi les parlementaires francophones à renforcer leur leadership pour mieux répondre aux besoins des populations. «Il y a nécessité et urgence pour mobiliser les législateurs que nous sommes, à réduire dans ce combat contre le Sida, les disparités dans la réponse au Vih, à la tuberculose et au paludisme.»

Les parlementaires sénégalais estiment tout de même que dans ce combat, le Sénégal est sur la bonne voie. Selon Samba Demba Ndiaye, coordonateur du réseau parlementaire de lutte contre le Sida, si le Sénégal a pu contenir la pandémie, c’est surtout grâce à une réaction appropriée des autorités. «Le Sénégal est un des pays les plus avancés en la matière et c’est un pays où la prévalence est une des moins fortes, parce que nos autorités se sont levées très tôt, pour prendre à bras le corps, ce problème et faire une bonne sensibilisation.»

Mansour Sy Djamil, également co-président du conseil mondial des religions pour la paix, lie cette performance à l’engagement des religieux dans la lutte.  «Au tout début de cette maladie, les chrétiens sont allés voir les médecins, les imams et les autorités publiques pour mettre en place un système qui écarte la stigmatisation», indique le député. Mais désormais, souligne Dr Ibra Ndoye, l’enjeu se situe dans la prévention. «Ce que nous demandons aux populations maintenant, c’est que tous les Sénégalais qui sont en âge d’avoir des activités sexuelles se battent pour faire des tests de dépistage», a-t-il plaidé.

mamewoury@lequotidien.sn

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by bishba in FAITS DIVERS 0

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