Sindian/ Huitième anniversaire du décès d’Omar Lamine Badji

Omar Lamine Badji(Ziguinchor) Sindian : Huitième anniversaire de l’assassinat d’Omar Lamine Badji : «Les commanditaires, les cagoulards et bandits à col blanc qui ont tué Omar Lamine Badji sont placés au haut sommet de l’Etat et continuent à nous narguer», dixit Seydou Badji porte parole de la famille.

Le samedi 30 décembre 2006, le village de Sindian perdait un de ses illustres fils. Oumar Lamine Badji était assassiné par des éléments armés supposés appartenir au mouvement indépendantiste de la Casamance. «Et depuis lors aucune justice ne vient panser nos blessures. En souvenir à cet assassinat, le comité d’organisation de son anniversaire, la famille, les amis et parents ont décidé de célébrer dans la plus grande discrétion et dans la sobriété cette huitième édition de la mort de notre regretté frère», renseigne Seydou Badji, porte parole de la famille par ailleurs membre dudit comité.
Et de se demander, «pourquoi commémorer ce mardi l’anniversaire d’Omar Lamine Badji de cette manière ?»  A l’en croire toujours, le comité avait, lors du septième anniversaire, fait part à la presse régionale, à l’occasion de la conférence de presse tenue à Sindian le 29 décembre 2013, qu’il s’abstiendra de toute sortie médiatique sauf quand la situation l’exigerait.
«Les raisons principales qui fondent cette attitude sont à chercher dans la complexité du dossier mais aussi que le comité a fait une analyse objective de la situation et a décidé de se consacrer à l’organisation  du dixième anniversaire  de l’assassinat d’Oumar Lamine Badji. 2016 sera ainsi une année exceptionnelle et riche en enseignement sur l’Homme qu’était Oumar Lamine Badji. Un hommage vibrant  lui sera rendu à titre posthume.  Un comité scientifique  sera mis en place pour retracer  sa vie et son œuvre. Notre comité sera bientôt  remplacé par une structure plus viable et qui prendrait certainement en charge plusieurs questions de  cette sombre affaire d’assassinat. Nous travaillons à la recherche de personnes compétentes dans certains domaines  en collaboration avec la société civile, si possible avec les Organisations des Droits de l’Homme au Sénégal ou à travers le monde afin de contourner  la stratégie du silence que nous impose l’Etat du Sénégal après l’assassinat d’Oumar Lamine», a soutenu avec force Seydou Badji.
Le comité, depuis la sortie du livre du Colonel Abdoulaye Aziz Ndaw, «nous avions réagi sur les ondes de la RFM. Nous avions alors observé un silence pour mieux comprendre la suite de  ces graves accusations du Colonel Ndaw à l’endroit de la hiérarchie de la Gendarmerie Nationale. Il est vrai que le peuple était surpris d’un tel rebondissement  dans l’assassinat de celui dont nous commémorons la mort ce mardi 30 décembre 2014. Nous disons et nous répétons que les commanditaires sont hauts placés au niveau de l’Etat et continuent à nous narguer encore. Nous avons la conviction que malgré les accusions si graves de Ndaw, l’Etat va toujours verrouiller  le dossier pour protéger ces cagoulards et bandits à colles blanches. Mais la vérité finira par jaillir un jour dans ce Sénégal », se défend toujours M. Badji pour qui et ses parents, «la mort prématurée d’Oumar Lamine Badji est sentie comme une perte incommensurable et qu’il restera un homme irremplaçable dans les domaines qui étaient les siens. Stoïques, nous le sommes, mais nous saurons faire face le moment venu. Aujourd’hui, c’est jour de prières, de recueillement, de méditation et de travail pour porter dans les semaines à venir sur les fonts baptismaux la structure dénommée « Les amis d’Oumar Lamine Badji», a conclu le président du comité de l’organisation de l’anniversaire de la mort de celui qui les populations de la Casamance appelaient affectueusement «Kabila»
Moussa Diaw
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