Situation tendue à Ndjamena

idriss debyAu Tchad, la tension est palpable entre pouvoir et opposition au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle par la CENI

Les opposants tchadiens candidats à la présidentielle du 10 avril dernier dénoncent des intimidations orchestrées ces derniers jours contre certains d’entre eux.

Ils font état de menaces qui pèsent sur eux à travers le deploiement de l’armée sur le territoire national.

Selon l’opposant Saleh kebzabo, certains leaders des organisations de la société civile ont fuit le pays.

“Deux défenseurs de droit l’homme ont dû traverser la frontière pour aller se refugier ailleurs en attendant de voir clair”, a-t-il indiqué.

Ces défenseurs de droit en fuite sont Narmadji Céline, porte-parole de la Coalition “Trop c’est Trop” ,et de son adjoint Jean Bosca Manga.

Une fuite confirmée par leurs proches.

Si certains opposants parlent d’intimidations d’autres comme Gali Gotté Gatta, candidat de l’Union des forces démocratiques, dénoncent le déploiement de l’armée à l’intérieur du Tchad qui, pour lui, est une menace pour la démocratie.

“Nous vivons une démocratie militarisée. Savez-vous que rien que pour N’Djamena, on a six camps militaires, des camps militaires opérationnels contenant au moins un régiment soit un chiffre de militaire compris entre 1200 et 1500 hommes avec une compagnie d’appui feu déjà ça sans le contexte électoral, tout est fait pour qu’il n’y est pas opposition au Tchad”, a déclaré M. Gatta.

Selon des sources hospitalières, les coups de feu tirés le jour de la proclamation des résultats du scrutin du 10 avril, ont fait 35 blessés dont trois morts à N’Djamena, deux morts à Bongor à 235 kilomètre au sud de N’Djamena.

A Abéché dans l’est du Tchad, le bilan est de six blessés.

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