Sorties de wade : réalité ou l’hypocrisie d’une société ?

ob_ae9aca_abdoulaye-wade-et-macky-jpgSoyons sérieux et moins hypocrites ! Si wade est dangereux pour ses échappées inacceptables, Macky l’est aussi par les actes répréhensibles qu’il pose sans bruits. Macky en fait aussi par la ruse sur les nominations à connotations spécifiques. L’homme de la rupture estropiée fait preuve de relents d’ethnicité .Tous les deux se valent. Macky a son griot depuis 2012, wade a ses croyances. On accepte à l’un ce que l’on dénie à l’autre Peut-on vouloir quelque chose et son contraire ? Quand l’hypocrisie nous tient dans ce pays étrange et à la renverse. Le cheval marron est le maître des dérives alambiquées. Nous ne sommes pas des gueux. Tout se tient en politique.

Ce qui se passe au Sénégal constamment, sans discontinuer, résulte incontestablement de la fourberie d’une certaine mafia politico -financière, est abonnée ouvertement aux vertus médiocres, révulse par son caractère blasphématoire au regard de la morale. Circulez, il n’y a rien à voir ! Changer le moteur usé, est devenu une urgence prioritaire absolue pour remettre la démocratie sur les rails et l’état de droit dans sa plénitude. Les mêmes causes reproduisent nécessairement toujours les mêmes effets. A défaut, nos éternelles déconvenues, iront toujours crescendo.

Certes, la caricature regrettable, abracadabrantesque ou le brûlot abrasif contre Macky, présumé victimaire, continue de défrayer la chronique n’est que la reproduction d’une société figée, hypocrite avec ses tabous. Entre le maître et l’élève, à chacun sa stratégie des rapines à couper le souffle dans laquelle tous les coups sont permis, selon leur vision antidémocratique. Hélas, c’est la réciprocité des comportements douteux qu’ils partagent tous les deux.

Le visible s’oppose contre l’invisible. La victimisation de Macky n’est qu’une simple vision de l’esprit, tant s’en faut. Mais le résultat est toujours le même. Le premier, c’est-à-dire wade, dérape vertement, directement, est apparemment le plus exposé au regard de l’opinion nationale. Qu’on ne s’y trompe point, le deuxième, est aussi pire, plus soft, scotché dans ses méthodes fascistes, cachées, telle la prunelle de ses yeux, utilise des pirouettes pernicieuses savamment orchestrées pour parvenir à ses fins et au nom d’un corporatisme ethnique débridé, inavoué, matériellement visible dans les faits, nomme toute sa famille immédiate et son clan corporatiste à des postes de hautes stratégies et passe comme une victime. Cela est aussi une insulte.

Certes, les propos sont à bannir, condamnables, obsolètes au 21 siècle, mais quoique l’on puisse dire, cette mentalité est toujours de mise au Sénégal des profondeurs, à commencer par une certaine communauté wolof originellement féodale, en particulier, alpulaar, y croient dur comme fer. wade a-t-il donc sorti une certaine vérité qui n’est pas bonne à dire ?

Pour des raisons de politique politicienne, on peut lui reprocher d’utiliser un vocabulaire décapant, inapproprié, pour tirer d’affaire son propre fils, karim wade, encellulé, présumé riche illicitement à tort ou à raison. C’est désagréable et triste d’entendre de tels glissements de la part d’un ancien président de la république du Sénégal, censé être un homme de retenue, exemplaire et rassembleur.

Toute la classe politique sénégalaise presque amnésique, réunie dans son ensemble, à un moment ou un autre, lorsqu’elle est en mauvaise posture et à court d’arguments, face à leurs adversaires les plus tenaces, verse nécessairement dans les mêmes litanies effroyables, puisqu’elle n’a que des insultes à la bouche, à la seule fin de compenser sa médiocrité affligeante, dont elle abreuve à longueur de journées leurs interlocuteurs politiques. wade n’est donc pas un cas d’école. C’est la règle du paysage singulier sénégalais.

La violence verbale, psychologique ou physique d’où qu’elle puisse venir, n’est pas acceptable dans un pays apparenté civilisé. Pour autant, Macky est-il excusable sur ce plan là ? Est-il blanc comme neige malgré son apparence ? Certainement pas. C’est regrettable, mais il est bien l’arroseur arrosé. Ce qu’on n’oublie pas, c’est que le même homme dans son piédestal, dans ses gonds, utilise toujours des injuries cryptées à tout vent contre l’ensembles citoyens, qui l’ont élu par défaut et à dépit dans des conditions exceptionnelles, pour avoir déclaré publiquement à plusieurs reprises sans retenue, par presse étrangère interposée des propos déplacés, voire même abjects. Je le cite : « les chapelets ne peuvent développer un pays, en y rajoutant, les sénégalais n’aiment ni la transparence, ni la rigueur, ni la vérité ». Ce sont des insanités tempérées, voilées et à demi- teinte contre l’ensemble des sénégalais qu’il insulte en permanence. Macky est donc l’arbre qui cache la forêt, ne peut être en aucun cas, une victime, ne bénéficiera d’aucune circonstance atténuante, avérée. C’est le cas de le dire. Il a joué avec le feu et s’en est brulé les mains. Autrement dit, qui sème le vent, récolte la tempête.

A bon entendeur, salut !
Ahmadou Diop
Le combat continue !

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