SUITE AUX DECLARATIONS DE SERIGNE MOUSTAPHA SALIOU MBACKE L’Etat cimente sa position

SERIGNE MOUSTAPHA SALIOU MBACKE - Abdou Latif Coulibaly
SERIGNE MOUSTAPHA SALIOU MBACKE - Abdou Latif Coulibaly
SERIGNE MOUSTAPHA SALIOU MBACKE – Abdou Latif Coulibaly

Aussi bien le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République(Apr) que le porte parole du Gouvernement Abdou Latif Coulibaly n’ont pas tardé à réagir à la suite de la sortie plutôt musclée, vendredi dernier, de Serigne Moustapha Saliou Mbacké, porte-parole des héritiers de feu Serigne Saliou Mbacké, qui accusait nommément le Président Macky Sall de prendre fait et cause pour Dangote dans l’affaire qui oppose la famille à l’industriel nigérian. Du côté de l’Etat comme du parti du président, « c’est le droit et rien que le droit qui prévaut ».

Aux grands mots les grandes mobilisations. Suite aux accusations directes portées la semaine dernière par Serigne Moustapha Saliou Mbacké, porte parole des héritiers du défunt Khalife général des mourides serigne Saliou Mbacké, à l’endroit du président Macky Sall sur le différend qui oppose l’homme d’affaires nigérian Dangote à la famille du marabout, le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République(Apr) d’une part et le porte parole du gouvernement d’autre part, ont réagi qui à travers un communiqué de presse transmis à notre rédaction, qui à travers une déclaration officielle depuis son fief de Sokone.

Le premier de préciser que le Président de la République «n’est en rien mêlé à cette affaire » et que «Sa seule préoccupation dans cette affaire comme dans bien d’autres que le régime de Abdoulaye lui a laissées en héritage est de faire respecter la légalité, de laisser la justice en toute indépendance faire son travail, que les décisions de celle-ci préservent la justice et la paix sociale».

Pour le Secrétariat exécutif national de l’Apr, «conformément à la Constitution de notre pays, le Président de la République ne peut pas s’opposer au droit et ne peut non plus se prononcer contre la justice qui a en charge ce dossier».

Tout en exprimant son « soutien total» au Président de la République, le Secrétariat  exécutif national de l’Apr de rappeler qu’ « on ne saurait jouer avec l’honneur du Chef de l’Etat qui a pris le parti de défendre l’Etat de droit et le principe de la légalité républicaine». Le Secrétariat  exécutif national de l’Apr de se faire plus précis en demandant en outre au Gouvernement de « tout mettre en œuvre pour le respect des décisions de justice » et de « préserver les emplois attendus de cet investissement important pour le développement du Sénégal ». Une position on ne peut plus claire.

Une position plus ou moins similaire à celle du ministre de la Promotion de la Bonne gouvernance, chargé des Relations avec les institution, porte-parole du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly qui, à partir de son fief à Sokone, a apporté ce dimanche, des éclairages sur l’affaire opposant l’homme d’affaire nigérian Aliko Dangote à la famille de feu le Khalife général des mourides. M. Coulibaly de rappeler «C’est l’Etat qui avait demandé au citoyen nigérian d’investir au Sénégal.»

Faisant quelque peu la genèse de ce dossier, le porte parole du gouvernement de rappeler encore qu’ « en 2008, le citoyen nigérian Dangote avait pris possession des terres qui lui ont été affectées normalement par l’Etat du Sénégal et a voulu commencer à mettre son usine en place après l’obtention d’une concession et la signature d’une convention.»
Par la suite, poursuit M. Coulibaly, « De bon droit, la famille avait saisi la justice » estimant que le projet avait empiété sur les terres du défunt Khalif.

« Quand les juges du Tribunal de Thiès se sont prononcés, ces derniers ont autorisé à Dangote de continuer les travaux considérant que le décès de la personne à qui la terre a été attribuée mettait fin au droit de possession et qu’il n’y avait pas un droit d’hérédité sur cette terre », rappelle encore le porte-parole du gouvernement.

D’appels en appels, « Maintenant ce qui se passe aujourd’hui, c’est que la Cour suprême saisie a infirmé l’arrêt de la cour D’appel et est revenue à la situation antérieure », consistant pour l’homme d’affaires nigérian à poursuivre son projet. « C’est-à-dire que le jugement de première instance qui a donné raison à Dangote, est le jugement qui prévaut aujourd’hui en attendant que la Cour d’appel composée autrement se prononce », a souligné le porte parole du gouvernement.

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