Swaziland : Un baiser passionné dans la rue coûte désormais plus de 5.000 F Cfa

large_745843La mairie de Siteki est intraitable sur la frontière morale, entre ce qui peut être commis publiquement et ce qui doit rester dans la sphère strictement privée.

Ainsi, si les baisers d’amoureux sont désormais proscrits sous peine d’amende, le bisou à un bébé reste toléré.

Mais après tout, il y a des hôtels pour ça. Ces établissements sont quasiment devenus des refuges.

« Ils disent que c’est de l’indécence publique, mais la règle ne s’applique qu’en ville, si vous marchez dans les rues de la ville. Quand vous êtes ici, à l’hôtel, cette règle ne s’applique pas. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez quand vous êtes dans l’hôtel », explique la gérante d’un des établissements de la ville.

Une municipalité déjà connue pour ses règlements surprenants

La mairie de Siteki est très à cheval sur ce qu’elle considère publiquement indécent. Il y a douze ans, la bourgade s’était illustrée par sa guerre déclarée aux hommes qui urinaient dans la rue alors que la mairie avait investi dans des toilettes publiques.

Rien d’anormal en soi, sauf que Siketi avait appointé une dizaine de policiers pour verbaliser les contrevenants pris en flagrant délit. Des dizaines de hors-la-loi avaient été pris sur le fait, spécialement les jours de paie synonymes de soirées arrosées, renflouant ainsi les caisses de la municipalité.

D’autant que ces « flics de chocs » avaient le droit de verbaliser aussi les piétons traversant hors des clous et les autostoppeurs, eux aussi menaces au vivre-ensemble à Siteki, et contributeurs contraints à la bonne santé financière de la ville.

Rfi.fr