Syrie : Assad sort les muscles

Assad bachar El AssadLa Syrie “est capable de faire face à toute agression extérieure”, a averti Bachar el-Assad au lendemain des déclarations de Barack Obama.

Le président Bachar el-Assad a déclaré dimanche, au lendemain des déclarations de Barack Obama, que son pays “est capable de faire face à toute agression extérieure”. Le chef de l’État syrien, cité par l’agence officielle SANA, a ajouté : “La Syrie, grâce à la résistance de son peuple et de son armée, continue d’accumuler les victoires jusqu’au retour de la sécurité et de la stabilité dans le pays.”

“Les menaces ne pousseront pas la Syrie à renoncer à ses principes et à sa lutte contre le terrorisme qui est soutenu par certains pays régionaux et occidentaux, au premier rang desquels les États-Unis”, a ajouté le président. “Les grands perdants dans cette aventure, ce sont les États-Unis et leurs agents dans la région, en premier lieu l’entité sioniste, a assuré Bachar el-Assad.

“Toute agression sera vouée à l’échec”

Le président Assad a fait cette première déclaration après l’intervention de Barack Obama, samedi, à l’occasion d’une rencontre avec un haut responsable iranien, a précisé SANA. Il n’a cependant pas cité le nom du président américain

“Les parties honorables de cette région ne laisseront pas se dérouler les plans ourdis à l’extérieur, qui visent à affaiblir le rôle de la Syrie qui résiste (face à Israël), ainsi que la sécurité et la stabilité des peuples de la région”, a estimé le chef d’État syrien. “Toute agression extérieure contre la Syrie sera vouée à l’échec et se retournera contre ses exécutants”, a-t-il promis.

Obama “hésitant et confus”

Pour sa part, son interlocuteur iranien, Allaeddine Boroujerdi, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement, a demandé à la communauté internationale de “faire pression sur les États-Unis pour éviter à la région et au monde les dangers de guerres que personne ne pourra arrêter”.

Auparavant, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad avait affirmé que le président américain était “hésitant et confus” et avait accusé le gouvernement français d’être “irresponsable” et de soutenir al-Qaida.

Alors qu’une action ciblée semblait imminente, Barack Obama tout comme le président français François Hollande apparaissant déterminés à agir contre le régime syrien accusé d’avoir “gazé” son peuple. Mais, à la surprise générale, le chef de l’Etat américain a dit samedi soir préférer consulter le Congrès, en vacances jusqu’au 9 septembre, écartant une action armée à court terme.

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