TAPHA TINE : «Bombardier n’est pas mon roi» «Il a peur de moi»

tapha-tineAprès une année 2014 blanche, Tapha Tine entend bien se rattraper la prochaine saison. Le «Géant du Baol» qui a digéré sa défaite face à Balla Gaye 2 s’attaque à l’actuel roi des arènes, Bombardier. Tapha Tine se dit prêt à accorder au B52 sa revanche pour confirmer sa suprématie sur lui.

Comment analysez-vous la reconfiguration de l’arène avec  un nouveau roi, Bombardier, que vous avez battu…

Bombardier n’est pas mon roi. Je l’ai battu. C’est quelqu’un que j’ai malmené. Lors de notre combat en 2012, je lui ai montré que je suis plus fort sur tous les plans. Malgré la «couronne» qu’il porte, il restera celui que j’ai battu. S’il m’affronte à nouveau, il subira la même correction. Bombardier n’aura jamais les moyens physiques et techniques de me battre. Je serai toujours son bourreau. D’ailleurs, lui-même en est conscient et c’est la raison pour laquelle il évite de parler de moi dans ses interviews. Il a peur de moi. Il préfére choisir d’autres chemins moins dangereux.

Après une défaite et une saison blanche n’est-il pas dangereux pour vous d’affronter un Bombardier très en forme…

La saison blanche n’aura aucune conséquence négative. J’ai l’habitude de préparer un combat pendant huit mois. Ce qui fait que rester une année sans lutter ne m’empêche pas de maintenir ma forme. C’est vrai que je n’ai pas lutté la saison passée, mais j’ai continué mes séances d’entraînement comme d’habitude. Je m’arme de patience.

Actuellement, un promoteur veut organiser le tournoi des ténors. Faites-vous partie des lutteurs qui ont été contactés ?

Personne ne m’a contacté pour organiser mon combat.

Pensez-vous pouvoir décrocher un combat cette saison avec les grands promoteurs qui menacent de se retirer ?

Je n’ai pas peur de rester toute une saison sans lutter. Je dirais tout simplement que c’est la situation que traverse l’arène ou même le pays qui impose cela. Concernant les promoteurs qui veulent se retirer de l’arène, je leur dis une seule chose. Ils ont le droit de quitter le navire, s’ils ne s’y sentent plus à l’aise. Il y aura d’autres qui viendront parce qu’ils se sentent concernés par le développement de la lutte. La lutte a toujours connu ces moments, mais elle finira par se stabiliser. Je demande à ceux qui veulent quitter la lutte de partir sans essayer de détruire notre sport national.

Quelle est la solution, selon vous, qui pourra permettre à la lutte de retrouver son lustre d’antan ?

Le problème majeur se situe au niveau des sponsors, surtout les operateurs de téléphonie mobile. Le retrait de certains operateurs a causé la crise qui secoue actuellement l’arène. Ils permettaient aux promoteurs de monter de grosses affiches. S’ils reviennent, la crise sera résolue.

MAMADOU FALL

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