Tchad: Disparitions d'opposants et militaires, inquiète, Amnesty international demande l'ouverture d'une enquête

tchadDans un communiqué de presse rendu public ce Jeudi 28 avril 2016, Amnesty International a exprimé son inquiétude au sujet des personnes portées disparues au Tchad et a demandé l’ouverture d’une enquête.

“Les autorités tchadiennes doivent faire la lumière sur le sort de plusieurs éléments des forces de défense et de sécurité présumés ‘disparus’, et ouvrir une enquête indépendante sur les mauvais traitements subis par d’autres qui n’auraient pas voté pour le parti au pouvoir”, ont déclaré cette fin de matinée, Amnesty International et la Ligue tchadienne des droits de l’homme (Ltdh).

Les ONG spécialisees dans la défense des droits de l’homme, souhaitent que les autorités doivent fasent ” la lumière sur ces disparitions en mettant en place une commission d’enquête indépendante et impartiale afin d’amener les responsables présumés à répondre de leurs actes devant des tribunaux civils, conformément au droit tchadien et aux normes internationales relatives à un procès équitable, sans recours à la peine de mort”.

L’opposition tchadienne, a déclaré récemment, qu’une quarantaine d’éléments de l’armée, avaient été portés disparus, après avoir voté contre Idriss Deby, lors de la présidentielle du 10 avril dernier.

Pour les autorités, les concernés avaient été simplement mis en mission commandée.

Amnesty international a fait diffuser le témoignage d’un policier qui a avoué avoir été forcé de voter pour le président au pouvoir, “on nous obligeait à voter pour le parti au pouvoir. Deux personnes étaient à l’entrée de l’isoloir. Dès que j’ai pris les bulletins de vote, elles m’ont demandé de cocher en faveur du président. J’ai résisté et on m’a pris. Je n’ai pas eu le temps de voter. Ils ont pris mon bulletin de vote et ma carte d’électeur. Le commandant a donné une gifle à une policière devant tout le monde parce qu’elle a voté pour un opposant devant eux”, précise l’agent des forces de l’ordre sous anonymat, dont les propos, sont largement repris par de nombreux médias locaux.

Plus d’une vingtaine de familles sont toujours sans nouvelles de leurs proches.

Koaci,, Yaoundé

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