Témoignages de Alioune Sarr, insuffisant rénal : «Faute de moyens, j’ai failli mourir»

Alioune Sarr, insuffisant rénalIl y a trois ans, la vie de Alioune Sarr ne tenait qu’à un fil. Il était à deux doigts de la mort, parce qu’il ne parvenait plus à faire ses séances de dialyse convenablement dans le centre d’Assofal, situé sur l’Avenue Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a fallu que des bonnes volontés le mettent en rapport avec un autre centre privé, pour qu’il puisse survivre.

Aujourd’hui, c’est avec dépit et regrets, qu’il parle du centre Assofal, tout en attirant l’attention de l’Etat sur le calvaire des malades qui s’y soignent.

«Je payais 180.000 francs la semaine pour les trois séances de dialyse, mais ma vie a basculé, le jour où ma famille a commencé à éprouver des difficultés pour trouver cette somme faramineuse.

Alors que j’étais venu me soigner, les responsables m’ont clairement demandé d’aller voir ailleurs, parce que je n’avais plus de quoi payer. Je suis resté pendant des jours entre la vie et la mort quand, par la grâce de Dieu, l’Association Ashir m’a mis en rapport avec un autre centre.

Là bas, j’ai été accueilli à bras ouverts par le responsable, qui m’a exonéré de paiement. Depuis bientôt 3 ans, je ne paie pas la séance de dialyse et mieux, je suis employé là bas», a gémi le jeune Sarr.

Trouvé chez lui à Ouakam, le jeune Alioune Sarr, âgé d’à peine 24 ans s’est dit indigné des pratiques de l’Association Assofal, qui a pourtant affiché sur son mur : «Association humanitaire.»

«Je me demande comment un centre comme ça peut dérouler aisément ses activités, sans aucun contrôle. Contrairement à ce qu’ils veulent faire croire, ils se font beaucoup d’argent sur les malades, alors que le produit utilisé là bas est exonéré de taxe», s’est encore plaint Alioune Sarr.

  • Écrit par  Justin Gomis

alyfall@lequotidien.sn

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