TENDANCE, MODE TABASKI LE JIPIR, LA SOIE ET LE GETZNER, LES TISSUS EN VOGUE

Marche-tissusA quelques jours de la célébration de la fête de la Tabaski, c’est la grande affluence au marché Hlm de Dakar. Commerçants, ambulants, tailleurs et clients cohabitent dans une atmosphère indescriptible. Du côté des tailleurs on s’active à confectionner les dernières commandes avant la fête. A en croire certains d’entre  eux, trouvés dans leur atelier, les tissus jipir, soie et getzner sont la tendance de cette année.

De loin, on entend les cris des marchands ambulants mêlés aux sons de la musique distillée par les chaines à musique des vendeurs de chaussures et sacs qui profitent de cette veille de fête pour bazarder leurs articles. Une fois sur les lieux, c’est l’ambiance des grands jours. Le marché grouille de monde. Il est difficile de se frayer un chemin. C’est la bousculade partout. Ce vacarme accentue la forte canicule qui dicte sa loi dans la capitale sénégalaise.
Devant certains  ateliers de couture sont exposés des habits en jipir ou en soie au moment où les tailleurs s’activent dans la confection des vêtements. C’est le cas de Mor Cissé, maitre tailleur. Entouré de ses employés, ce jeune est en train de réaliser les finitions d’une robe en Ganila mélangé avec du jipir. Selon lui, cette année les tissus en vogue sont le jipir, la soie et le getzner.
« Cette année, les femmes ont jeté leur dévolu sur les tailles basses ou robes en jipir, soie, duchesse et jetner. Nous réalisons de belles choses avec ces tissus », confie-t-il.
Toutefois, il précise que le brodé autruche et le ganila ne sont pas en reste.
Mor Cissé a, par ailleurs, fait savoir que cette année les délestages ont considérablement diminué. C’est pour cette raison qu’il sera à mesurer d’honorer ses engagements.
« Cette veille de tabaski nous ne sommes pas confrontés vraiment à des problèmes de coupures d’électricité. Donc nous allons livrer toutes nos commandes avant le jour j», se réjouit-il.
Autre atelier, même ambiance. Face à sa machine à coudre, Cheikh se concentre sur son travail. Difficile pour lui de nous accorder 5 minutes de son précieux temps : « Faites vite parce que je suis tellement occupé », lance-t-il, avant de répondre à nos questions. « Cette  tabaski nous confectionnons des tailles basse en jipir, soie et jetner. Ce sont les tendances », indique-t-il. A en croire à Cheikh, cette année leur chiffre d’affaires  a  connu une hausse. « J’ai eu beaucoup de commandes. Je ne pouvais pas refuser de prendre les tissus de certains fidèles clients qui sont venus tardivement. Mais je pense que nous allons terminer puisque cette année il y a moins de coupure d’électricité », renseigne-t-il.
Contrairement à Cheikh, chez Fatou Diop, les affaires ne marchent pas cette année. La fermeture des frontières avec certains pays de la  sous région y est pour quelque chose. Trouvée dans son atelier où elle expose des prêts-à-porter, Mme Diop soutient : « Cette année je n’ai presque rien vendu. A cette période je me frottais les mains. Cela est du à la fermeture des frontières avec les pays comme la guinée et le mali. Ce sont les femmes de ces pays qui d’habitude achètent les habits que je confectionne pour les vendre après dans leurs pays », se désole-t-elle.

Ndeye Aminata CISSE

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*