Togo: l’opposition et la société civile exigent la limitation de mandat avant l’élection de 2015

Manifestation-à-Lomé-de-lopposition-12-décembre-2014L’opposition togolaise et ses entités alliées ne faiblissent pas dans la mobilisation contre le régime en place en ce qui concerne la question des réformes constitutionnelles et institutionnelles à opérer avant l’élection présidentielle de 2015. Une nouvelle manifestation s’est déroulée dans les rues de Lomé vendredi pour exiger les réformes dont la limitation du nombre de mandats présidentiels.

Ils sont des milliers de militants de l’opposition et des organisations de la société civile togolaise regroupées au sein de la Synergie des Organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) à avoir battu le pavé vendredi dans les rues de Lomé. Le but est d’exiger les réformes constitutionnelles et institutionnelles avant l’élection présidentielle de 2015.

La marche a sillonné plusieurs artères de la capitale togolaise notamment le quartier Bè, le Carrefour Dékon avant d’aboutir au Stade Oscar Antony, à proximité du Grand Marché de Lomé.

Pour les responsables du Combat pour l’Alternance Politique (CAP 2015) et des Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH), le pouvoir de Faure Gnassingbé doit opérer les réformes notamment en limitant le mandat présidentiel et en rétablissant le mode de scrutin en revenant à un scrutin majoritaire à deux tours comme consacré dans la Constitution originale de 1992 avant sa modification en 2002.

Dans une déclaration lue au point du meeting à l’issue de la marche, les responsables de l’opposition et des ODDH ont dénoncé le refus du pouvoir d’opérer les reformes dans le seul but de se maintenir.

«Pour se maintenir, ce pouvoir s’obstine à organiser unilatéralement des élections (…) le climat socio politique créé dans le pays ne permet pas la tenue d’élections crédibles et acceptables dans ce pays » a déclaré Antoine Folly, membre du CAP 2015.

Les opposants togolais dénoncent l’attitude radicale et l’immobilisme du régime de Faure Gnassingbé et lui demandent la juste mesure de la situation «calamiteuse» du pays.

Dans ce sens, l’opposition compte maintenir la pression et annonce une nouvelle manifestation pour le 19 décembre prochain dans la ville de Sokodé (centre du pays) pour mobiliser les populations de ces localités à adhérer à la cause de revendication des réformes politiques censées rendre paisible le processus de démocratisation du pays et qui doivent consacrer l’égalité de tous lors de scrutins.

Didier Assogba
© OEIL D’AFRIQUE

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