Toussaint Manga et Cie seront rejugés

pds_ujtl_toussaint-mangaLe délégué du procureur de la République près le tribunal départemental de Dakar a fait appel hier dans l’affaire Toussaint Manga et autres, relaxés du délit de «participation à un rassemblement interdit». Le second procès se tiendra devant la Cour d’appel de Dakar.

Ce n’est pas encore fini pour les jeunes libéraux relaxés vendredi dernier pour le délit de «participation à un rassemblement interdit». Le parquet a fait appel hier par le biais du délégué du procureur de la République près le tribunal départemental de Dakar ayant siégé à l’audience. Il a ainsi profité du délai légal de 45 jours imparti par la loi pour interjeter appel en contestant le jugement rendu en première instance par le juge départemental.

Conséquence : Toussaint Manga, Gallo Tall, Bocar Niang, Pape Fall, Aminata Sakho, Serigne Ndame Dieng, Daouda Dièye et Djibril Sarrseront rejugés devant la Cour d’appel de Dakar.

Médecin de formation et président de l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (Ujtl), Toussaint Manga n’avait pas reconnu les faits à lui reprochés lors de son procès. Il disait n’avoir jamais été au courant d’une interdiction de la manifestation pour risques de troubles à l’ordre public et précisait qu’il n’y avait même pas, en réalité, de rassemblement.

Comptable, divorcé et père de trois enfants, Gallo Tall, 37 ans, qui avait été arrêté aux alentours du lycée Kennedy avait adopté le même système de défense. Tous les autres prévenus avaient nié les faits en empruntant la même stratégie de défense : la dénégation. Avec notamment Bocar Niang, Pape Fall, le chirurgien-dentiste Serigne Ndame Dieng, le commerçant Daouda Dièye dont le seul tort avait été de répliquer à une bastonnade d’un policier, ainsi que l’étudiant Djibril Sarr.

C’est dans les mêmes circonstances que la dame au teint clair, Aminata Sakho (31 ans, célibataire), native de Keur Madiabel, membre du Comité directeur du Pds et promotrice de lutte, avait été mise aux arrêts. Tous ces libéraux avaient entonné le même refrain : «Le parti a demandé que l’on y aille, nous y sommes allés, c’est tout.»

Lors du procès qui s’est tenu vendredi dernier au palais de justice de Dakar, les avocats de la défense avaient soulevé une exception de nullité de la procédure pour non-respect de la loi qui prévoit une sommation avant arrestation, en matière de manifestation interdite.  Mais le juge n’avait pas donné la suite judiciaire attendue par les conseils des prévenus.

Pape NDIAYE

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