Traitement de l’info dans l’affaire Binta Camara : le Cored remonte les bretelles aux médias

Le traitement de l’information dans l’affaire Binta Camara n’agrée pas le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored). En effet, l’instance dirigée par Bacary Domingo Mané déplore l’empressement «inexplicable» dans la transmission de certaines informations, sur le viol et la culpabilité Ass Malick Diop qui, au final, ne sont pas avérées.

Et le summum, pour le Cored, reste le fait que «certains organes de presse ont très vite pointé du doigt le vigile AssMalick DIOP, n’hésitant pas à mettre sa photo à la une, comme l’auteur présumé de ce crime odieux». Pourtant, ajoute le tribunal des pairs, toutes ces informations ont été démenties dès le lendemain. D’abord, le rapport d’autopsie qui a écarté la thèse du viol, ensuite, l’arrestation du vrai coupable Pape Alioune Fall qui est passé aux aveux.

Le Cored, dans le souci de préserver la dignité de la victime et le respect de la douleur des familles, «rappelle à tous les confrères et consœurs qu’en toute circonstance, nous devons rester des journalistes prudents mais aussi très précautionneux dans la manière de traiter des informations aussi graves et qui soulèvent tant d’émotion».

«En pareilles situations, particulièrement, il faut savoir identifier les bonnes sources en lieu et place des rumeurs et autres racontars. (…) Soyons prudents et regardants sur la forme de couverture de tels événements malheureux, en faisant preuve de plus de professionnalisme. En effet, les faits divers tragiques requièrent une autre approche qui intègre le respect de la dignité des victimes mais aussi de la douleur des familles».

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