Traque des biens mal acquis : La Raddho interpelle la communauté internationale pour défendre Karim Wade, Aïda Ndiongue et Cie

3c01ebbc23b1520a6873bc23362b54a6La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme a fustigé le rejet systématique des demandes de liberté provisoire et la détention jugée arbitraire des personnes détenues dans le cadre de la traque des biens mal acquis, notamment Karim Wade, Aïda Ndiongue, Abdoul Aziz Diop, etc, rapporte Libération.

« Ces rejets systématiques de demandes de liberté provisoire formulées par les prévenus tantôt cités ne sont justifiées ni en droit, ni sur le plan de l’opportunité. La défense avant le jugement revêt un caractère exceptionnel et ne peut être justifiée que par la nécessité de prévenir le trouble à l’ordre public, d’éviter la disparition des preuves ou la fuite de l’accusé », relève l’organisme.

La Raddho qui rappelle que la détention préventive a pour but d’empêcher la subordination des témoins ou de protéger la personne poursuivie pour vengeance de ceux qui ont souffert de l’infraction, note que dans l’affaire Karim Wade et de ses co-accusés « il est incontestable que les délais raisonnables d’instruction et de jugement ont été largement dépassés ».

Et juge par conséquent que la détention de Karim Wade, Aïda Ndiongue, Mamadou Pouye, Abdoul Aziz Diop, et est arbitraire. La Raddho lance un appel au Haut Commissariat des nations unies aux droits de l’homme, à la commission africaine des droits de l’homme et des peuples, la communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest pour qu’ils exigent du Sénégal le respect strict des instruments juridiques régionaux et internationaux qu’il a signés et ratifiés.

Par Seneweb News

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