Traque des biens mal acquis : Silence sur l’affaire Karim Wade !

Karim Wade (C), son of Senegalese presidL’arrestation du fils de l’ancien chef de l’Etat sénégalais semble être un épiphénomène pour la Com­munauté internationale. Alors qu’elle interpellait le Sénégal sur des «violations» des droits humains, constatées chez certaines catégories de la population, elle a royalement ignoré le cas Karim Wade, préférant mettre l’accent sur les conditions difficiles des enfants et des femmes au Séné­gal.

Mieux, les pays du monde ont insisté sur la nécessité de combattre l’impunité au Sénégal.  D’au­cuns qui croyaient sans doute que l’affaire Karim Wade allait figurer en bonne place, lors des commentaires sur le rapport du Sénégal sur les droits de l’Homme, ont rongé leurs freins. Malgré la levée de boucliers des Libéraux et de leurs souteneurs à l’endroit de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), relativement au fameux arrêté de la Cour de justice de la Cedeao, qui a par endroits été favorable à Karim Wade, les pays du monde représentés à Genève n’ont pipé mot sur cette affaire.

Me Djibril War, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, membre du parti au pouvoir et «ami» de Karim Wade à qui, il a rendu visite à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, a pourtant indiqué que l’affaire Karim Wade est connue de tout le monde.

«Le Sénégal n’est pas une vase close et nous avons une presse dynamique, qui va en profondeur», a commenté Me War, laissant ainsi entendre que c’est parce que l’arrestation de Karim Wade n’a rien de politique et qu’il doit rendre compte au même titre que les autres justiciables sénégalais. «Au Sénégal, il n’y a pas de prisonniers politiques, sinon les pays allaient en parler», s’est-il félicité.

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*