Tunisie : Ben Ali, Leïla et le 14 janvier

017112014110122000000JA2810p008Depuis son exil en Arabie saoudite, le président tunisien déchu Zine el-Abidine Ben Ali finalise la rédaction de ses Mémoires. Sa version de la journée du 14 janvier 2011 est attendue avec impatience.
Après Leïla, son épouse, qui a publié Ma vérité (éditions du Moment) en 2012, Zine el-Abidine Ben Ali, qui coule des jours tranquilles sur les bords de la mer Rouge (à Djeddah), met la dernière main à la rédaction de ses Mémoires, dont la sortie est annoncée d’ici à la fin de l’année. La partie concernant sa prise du pouvoir (en 1987) a été écrite à l’époque où il était encore président. Mais c’est évidemment le chapitre relatif à sa chute qui est le plus attendu.
Il devrait contenir quelques surprises concernant notamment la fameuse journée du 14 janvier, dont la véritable histoire n’a toujours pas été écrite. Confidence d’un membre de son proche entourage familial : “Tout le monde a dit et écrit n’importe quoi sur les circonstances de sa fuite. Les autorités saoudiennes ont donné leur feu vert à sa venue trois jours avant le 14 janvier. Ce n’était donc pas une exfiltration précipitée. À l’origine, il avait prévu de démissionner, d’organiser des élections anticipées et de mettre en place un gouvernement d’union nationale. Lui aurait pu rester en Tunisie, mais Leïla, c’était impossible. Il n’a jamais pu se résoudre à l’abandonner, c’est aussi simple que ça.”
Vaste complot ourdi à l’étranger ?
Une version aux antipodes de celle relatée dans son livre par Leïla, qui dénonce un vaste complot ourdi à l’étranger dans lequel Ali Seriati, le chef de la sécurité présidentielle, aurait joué un rôle primordial en “forçant” Ben Ali à fuir en Arabie saoudite. Vivement la suite !

Jeune Afrique

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