Un an après le conseil interministériel décentralisé : Diourbel attend ses «grands travaux»

Diourbel attend toujours le démarrage des projets annoncés par le chef du gouvernement lors du conseil interministériel tenu le 25 juillet 2012. A ce jour, aucun début de réalisation. Les populations s’interrogent et pensent que ces projets ne sont en fait que des éléphants blancs.abdoul-mbaye3_9839

25 juillet 2012-25 juillet 2013 : depuis un an, les populations de Diourbel écarquillent les yeux pour apercevoir les passages des pelleteuses et des grues. Jusqu’ici, rien sous le chaud soleil du Baol qui se demande si les projets annoncés lors des conseils interministériels décentralisés dans les régions ne seraient pas des éléphants blancs.

A pareil moment de l’année, le Premier ministre Abdoul Mbaye avait annoncé un portefeuille de projets de 209 milliards de francs Cfa en cours de réalisation dans la région de Diourbel «afin de relancer ceux qui sont bloqués et entreprendre d’autres, parallèlement à la prise en compte du programme présenté par le Conseil régional chiffré à 403 milliards de francs. Nous allons partir de cet existant pour relancer les projets bloqués et assurer le démarrage de ceux qui ne sont pas encore entrepris», disait-il. Sur cette somme globale de 209 milliards prévus pour Diourbel de son présent antique, 112 milliards sont tirés des fonds de l’Etat.

La période 2012-2014 allait permettre de redynamiser l’économie agricole, l’implantation d’unités industrielles et aussi assurer le développement du tourisme religieux. Il s’agit d’assurer le passage d’une économie agricole et rurale à une économie urbaine «mal vécue, mal organisée». Mais l’ensemble urbain constitué autour de Touba, Mbacké, Diourbel et Bambey, est un centre de consommation important «qui repose sur les importations en provenance de Dakar et qui peut développer facilement des industries de substitution ou des industries de sous-traitance dans la zone».
Aujourd’hui, les populations doutent même de l’existence d’un document avec un échéancier des projets et leurs sources de financement.  Le réseau des intellectuels du Baol estime que «Diourbel attend avec impatience le début des travaux». Echaudé par l’échec du projet Indépendance Diourbel, Mama Ndiaye imagine déjà le pire. Il dit : «C’est du bluff. J’ai peur que ce soit un remake du programme spécial indépendance de 2007. Le budget qui a été alloué à la région pour la réalisation d’importants projets structurants n’a pas été décaissé.»
badiallo@lequotidien.sn

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