Un camp du parti de Gbagbo appelle Poutine à prendre « à bras le corps » la libération de l’ex-président ivoirien

Laurent-GbagboL’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo

Une frange du Front populaire ivoirien (Fpi, opposition), le parti de Laurent Gbagbo, conduite par Abou Drahamane Sangaré, a appelé le président de la Fédération de la Russie, Vladimir Poutine, à prendre « à bras le corps » le projet de libération de l’ex-chef d’Etat ivoirien.

En 2011, Sangaré, « président par intérim » d’un camp du Fpi, qui était l’invité de la communauté Ghwa d’Alépé, dans le village d’Akouré (sud ivoirien), où un grand hommage a été rendu à Laurent Gbagbo, a demandé à Poutine de s’impliquer dans le « combat » pour la libération de Gbagbo, poursuivi à La Haye avec l’un de ses proches Charles Blé Goudé pour « crimes contre l’humanité » lors des violences postélectorales de 2010-2011.

« Nous connaissons le président Vladimir Poutine. Nous savons que c’est un homme de vérité, de droit. C’est un homme qui pèse dans le monde. Qu’il prenne ce combat à bras le corps pour faire libérer le président Laurent Gbagbo. Il aura fait ainsi triompher la justice, la vérité, l’indépendance et la souveraineté des pays africains », a déclaré Abou Drahamane Sangaré.

Il s’est dit «optimiste » du retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, avant d’ajouter « nous comptons également sur les grandes puissances qui se battent pour l’indépendance et la souveraineté des pays africains pour y arriver ».

Ce camp du Fpi qui réclame la présidence du parti compte « particulièrement beaucoup sur la Russie » pour la libération de l’ex-président ivoirien, dont le procès à la Cour pénale internationale (Cpi), a débuté depuis le 28 janvier 2016.

« Les juges de la Cpi doivent être encouragés, aidés par notre mobilisation dans le combat pour la libération de Gbagbo ». A cet effet, une pétition internationale a été lancée en faveur de sa libération et se multiplie sur le continent.

L’ancien chef de l’Etat ivoirien est incarcéré depuis 2011 à La Haye. Son parti est profondément divisé : alors que le camp de l’ancien Premier ministre Affi Nguessan, président statutaire, veut à travers le jeu politique et diplomatique libérer les prisonniers et M. Gbagbo, le camp Sangaré opte pour une radicalisation exigeant la libération de Gbagbo comme préalable.

Le camp Sangaré et Affi se disputent depuis plusieurs mois la présidence du FPI, le parti fondé par Laurent Gbagbo.

© OEIL D’AFRIQUE

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