Un flux de 20.000 réfugiés centrafricains au Tchad, sans assistance humanitaire dont de petits enfants non accompagnés

Depuis la crise de 2013 qui a entrainé la chute de Michel Djotodja, plusieurs vagues de réfugiés ont fui les combats entre rebelles Seleka et anti-Balaka, pour rejoindre les pays limitrophes. Ainsi rien qu’au Tchad 20.000 réfugiés centrafricains sont accueillis dans les villages frontaliers. Cependant, malgré la présence du Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), la situation de  ceux-ci reste précaire, car ne bénéficiant pas encore d’une assistance matérielle de l’organisation humanitaire.

Les exactions des groupes armées continuent en Centrafrique et provoquent des déplacements forcés des populations. 20.000 personnes dont des femmes et des enfants ont rejoint le village de Bekoninga, situé au sud du Tchad, à 7 km de la frontière centrafricaine, selon le HCR. Des milliers d’autres personnes dont des enfants non accompagnés sont accueillis par les autorités du village qui les enregistrent avant l’arrivée des organisations humanitaires, particulièrement le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

«Tous ces enfants non accompagnés sont dans une situation critique », déplore Réoutar Hyppolite, chef d’équipe du HCR à Békoninga cité par La Tribune Afrique. Il indique qu’une liste complète de ces mineurs sera bientôt finalisée et distribuée aux partenaires pour une prise en charge rapide.

La prise en charge de ces déplacés n’est pas totale car l’assistance matérielle fait défaut. « Nous sommes dans la phase d’accueil et de pré-enregistrement. Seule une assistance psychosociale est donnée aux plus vulnérables: personnes âgées, femmes enceintes et enfants », a expliqué Rebouter Hyppolite. 

Cette situation pousse Hassan Issa à jouer à l’interprète entre les agents du HCR et les autres refugiés pour en retour recevoir « quelques moyens pour survivre ».

Dans les 18 villages dépendants du canton d’Oudoumian situé à 8 km de la frontière, plus de 2.600 réfugiés centrafricains ont été enregistrés, soit 1/5e de la population du canton. Ce qui fait peser un réel problème d’hébergement dans les villages. La première vague de réfugiés ont été les plus chanceux que les suivantes.

Selon Pierre Romba, chef de village de Bekoninga, les premiers arrivés qui ont des familles ici, ont eu la chance d’être mis dans des cases. « Ceux qui ont suivi, sont dans des salles de classe, d’autres encore sous des arbres car nous ne pouvons pas héberger tout le monde».

Avec le cours d’eau qui borde le village de Békoninga, l’hiver devient plus rude et les conditions sont plus propices au développement  des maladies. Ceci devrait pousser le HCR à accélérer l’enregistrement des refugiés et mettre à leur disposition une assistance matérielle pour éviter une catastrophe sanitaire.

Ibrahima DIENG

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