Un général saoudien aurait été torturé à mort après avoir refusé de se défaire de sa fortune

Des rumeurs selon lesquelles le prince héritier saoudien Mohammad bin Salman aurait engagé des mercenaires pour torturer des membres de la famille royale récalcitrants parqués dans la salle de bal du Ritz Carlton à Riyad ont circulé peu de temps après la « répression anti-corruption » du mois dernier.

Le prince héritier Mohammad bin Salman

Le prince héritier Mohammad bin Salman

Middle East Eye vient de rapporter que l’un des invités de MBS serait mort sous la torture plutôt que de donner son argent et ses biens à son parent. Il aurait été battu et torturé au point que les membres de sa famille avaient du mal à reconnaître son corps.

 Le major général Ali Alqahtani, détenu début novembre dans le cadre d’une prétendue campagne anti-corruption, travaillait dans les forces de la garde royale.

Il était le directeur du bureau privé du prince Turki Bin Abdullah, le fils de l’ancien roi Abdullah Bin Abdulaziz, selon le journal.

Alqahtani est mort le 12 décembre après avoir été torturé par des décharges électriques, et sa famille a eu du mal à le reconnaître après avoir reçu son corps, selon des sources, a rapporté le journal.

Nous savons que cela pourrait être un choc pour certains – Tom Friedman et le New York Times ont dit que MBS était un gars tellement sympa! Mais cela ne change pas le fait qu’il extorque effectivement les biens des membres de sa propre famille pour combler un trou béant dans le budget du gouvernement saoudien, en employant volontairement la violence si nécessaire d’une manière qui ferait la fierté de Tony Soprano. Exemple: Hier, nous avons noté que le gouvernement saoudien aurait fait au prince Alwaleed bin Talal – l’un des hommes les plus riches du monde – une offre qu’il ne pouvait refuser: soit donner plus de 6 milliards de dollars au Trésor, soit passer le reste de sa vie pendu par les pieds et torturé par des mercenaires étrangers.

À l’époque où le pétrole était à 100 $ et plus, l’économie saoudienne fonctionnait à plein régime et personne n’imaginait que le joyau de la couronne saoudienne – Aramaco – serait sur le bloc des introductions en bourse. Mais les données officielles publiées plus tôt cette semaine ont montré que l’économie saoudienne s’est resserrée cette année pour la première fois en huit ans. On estime qu’elle a diminué de 4% en raison de la disparition de milliers d’emplois subventionnés par l’État.

Malgré ce resserrement, les Saoudiens ont annoncé un budget radicalement expansionniste pour 2018. Le gouvernement prévoit des dépenses de 978 milliards de riyals (260,8 milliards de dollars), soit une hausse de 10% par rapport aux estimations de 2017, alors que la guerre par procuration de la famille royale contre l’Iran au Yémen entre dans sa troisième année.

Même si le prix du baril est apparemment bloqué à 50 dollars le baril, le gouvernement saoudien sait que sa survie dépend en partie de l’apaisement des citoyens du pays, qui se sont habitués aux pièges d’un somptueux État-providence.

Cela ramène à l’une des raisons pour lesquelles MBS a pu s’en tirer après sa répression: des millions de Saoudiens normaux ont loué le traitement réservé par MBS à ses concitoyens royaux, considérant qu’il s’agit d’une punition que tous attendaient depuis longtemps.

Source : http://www.zerohedge.com/news/2017-12-23/saudi-royal-reportedly-tortured-death-after-refusing-fork-over-his-fortune

Traduction : Avic – Réseau International

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