Un “scandale” sanitaire en Tunisie

said aidiLe ministère de la Santé a fait une révélation sur de graves dysfonctionnements dans le secteur médical tunisien.

Plusieurs hôpitaux et cliniques auraient utilisé des prothèses cardiaques et des anesthésiants périmés, ont annoncé des responsables de ce département ministériel, lors d’une conférence de presse, mardi.

Cette révélation émane d’une enquête menée dans des hôpitaux publics et des cliniques privées.

Les prothèses cardiaques et les anesthésiants périmés ont été utilisés pour stopper des lésions du cœur chez 107 patients, selon le ministère de la Santé.

Il estime que le nombre de patients soignés avec les produits périmés pourrait être plus élevé que celui-là.

“Il y aurait eu des cas d’infection”, a affirmé l’un des responsables du ministère.

Parallèlement, un juge vient de révéler que l’utilisation d’anesthésiants périmés aurait causé la mort de plusieurs patients.

Le dossier judiciaire relatif à ce scandale a été transféré à la gendarmerie et aux juges.

Selon les autorités, des responsables de cliniques privées ont été limogés à la suite de l’enquête, et une trentaine de cardiologues auraient été impliqués dans cette affaire.

Les responsables du département de la Santé signalent de “graves dysfonctionnements” du secteur médical tunisien.

Par exemple, contrairement aux médicaments, les importations de prothèses cardiaques ne sont pas contrôlées par le ministère de la Santé, mais par des “circuits opaques” impliquant des cardiologues et des fonctionnaires de la Caisse d’assurance maladie.

Les autorités parlent d'”un réseau” qui aurait existé depuis plusieurs années, ce dont devra répondre le ministre de la Santé, Saïd Aïdi.

Un numéro vert a été mis en place par les autorités, pour permettre aux populations de saisir les services de la santé au cas où elles prendraient connaissance de faits similaires.

BBC

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