Manifestation anti-PMA à Paris : “Je refuse une société avec des enfants sans repères”

Plusieurs milliers d’opposants à l’extension de la PMA aux femmes célibataires et lesbiennes se sont rassemblés dimanche à Paris, devant le Sénat. Ils protestent contre un texte qui efface, selon eux, la figure paternelle au sein de la famille.

Des milliers de banderoles rouges et vertes, marquées “Liberté, égalité, paternité” s’agitaient dimanche 6 octobre, à la mi-journée, aux abords du Sénat, à Paris. C’est ici que sera examinée dès le 15 octobre l’ouverture de la procréation médicalement assisté (PMA) à toutes les femmes, célibataires et lesbiennes inclues.

Charlotte, 27 ans, s’est rendu avec son conjoint et un couple d’amis au défilé, baptisé “Marchons enfants” par les organisateurs. Elle s’apprête à devenir mère et s’inquiète de la société dans laquelle naîtra son enfant : “Il sera amené à être avec des enfants nés sans père, avec des parents qui seront deux femmes.” Ce qui l’inquiète, c’est “d’accepter qu’un enfant n’ait pas besoin de père et de créer une société où des enfants seront sans repères”.

Des manifestants venus de toute la France se sont donné rendez-vous à l’appel d’une vingtaine d’associations, principalement catholiques, pour protester contre la révision de la loi de bioéthiqueapprouvée vendredi en première lecture à l’Assemblée nationale. À partir de 15 h, le cortège s’est élancé vers le quartier de Montparnasse.

Marc, agent de l’État de 45 ans, venu avec sa famille, espère que le gouvernement fera marche arrière car, selon lui, “les enfants sont privés d’identité s’ils n’ont pas un papa et une maman”.


110 cars et deux TGV affrété

Au milieu des pancartes “Tous nés d’un homme et d’une femme” et “Papa+Maman, y’a pas mieux pour un enfant”, les participants brandissaient également les logos de la Manif pour tous, le collectif qui s’était mobilisé contre la légalisation du mariage homosexuel en 2012 et poids lourd de la mobilisation contre l’extension de la PMA.

Xavier Poinsard, père de famille de 45 ans et membre du collectif organisateur, a fait le déplacement depuis la ville de Sens, à 120 kilomètres au sud de Paris. “Nous sommes 150 à être venus de cette région. Les associations se sont organisées pour affréter des cars et des trains pour venir manifester aujourd’hui”, explique-t-il.

Les organisateurs avaient annoncé la mise à disposition de 110 cars et de deux TGV en provenance de toute la France. La mobilisation de ce dimanche est pourtant loin des chiffres de celles de 2012-2013, qui avaient réuni jusqu’à 340 000 personnes selon la police, 1,4 million selon les associations organisatrices.

France24

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