Une «évidence» pour Mahmoud Saleh : «Le Président n’est pas l’alter ego de Khalifa Sall»

Les déclarations des proches du chef de l’Etat se suivent et se ressemblent. Après Arona Coumba Ndoffène Diouf qui estime que Khalifa Sall n’est pas «l’interlocuteur» du Président, c’est Mahmoud Saleh qui en rajoute pour dire qu’il n’est pas son «alter ego».

Arona Coumba Ndoffène Diouf avait déclaré dimanche dernier à l’émission Face to face de la Tfm que c’est Ousmane Tanor Dieng, le «patron» de Khalifa Sall, qui est l’«interlocuteur» de Macky Sall. Hier, c’est Mahmoud Saleh, invité de Grand jury de la Rfm qui dit plus clair : «Le président de la République Macky Sall n’est pas l’alter ego (du maire de Dakar). Et c’est une évidence évidente.»

C’est la réponse à la proposition du secrétaire général du Parti socialiste qui estime que les deux hommes doivent discuter. Le directeur de Cabinet politique considère que les Sénégalais doivent «s’interdire de trop accorder un intérêt au phénomène (Ndlr : Khalifa Sall) qui n’en présente aucun». Il ajoute : «Donnons les choses leur mesure et arrêtons d’exagérer.»

De l’avis de M. Saleh, Ousmane Tanor Dieng est plutôt préoccupé par la «nécessaire entente cordiale et fraternelle qui doit exister entre deux personnes investies, mais d’une mission différente», soulignant qu’il y a une «prééminence» conférée au Président par le Peuple.

Donc, à cette discussion entre Macky Sall et Khalifa Sall, il persiste : «Il n’y a pas de niveau de responsabilité qui justifie que cet apaisement passe par une rencontre formelle entre le président de la République et le maire de Dakar. Si ce dernier a des préoccupations à exprimer au gouvernement sur la situation qu’il pense lui être faite du fait de la nouvelle législation sur les collectivités locales, il y a dans le gouvernement un ministre de la Gouvernance locale qui a autorité à l’entendre et à apporter des solutions s’il en dispose.»

Mahmoud Saleh précise par ailleurs que le Président n’a pas dit qu’il ira au référendum sur la base des propositions de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri). A ce stade, dit-il, il est question de la réduction de la durée du mandat présidentiel.

Il poursuit cependant que c’est un processus de réflexion sur les propositions soumises par la commission Mbow. En tout état de cause, le ministre-conseiller rappelle que la position officielle du président de la République est de «respecter l’engagement souscrit» devant la Nation sénégalaise : la réduction de son mandat de 7 à 5 ans renouvelable une seule fois. «C’est sur cette position qu’il va mobiliser son parti et ses alliés», conclut-il.

  • Écrit par  Par Cheikh Ahmed Tidiane DIOUF

Stagiaire

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