Une journaliste du Monde convoquée par la DGSI pour ses articles sur l’affaire Benalla

Ariane Chemin, grand reporter au journal Le Monde, est convoquée le 29 mai par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour ses articles sur les affaires d’Alexandre Benalla, selon le directeur de la rédaction du quotidien Luc Bronner.

Une journaliste du Monde, Ariane Chemin, est convoquée, sous le statut d’une audition libre, le 29 mai, par les policiers de la section des atteintes au secret de la défense nationale de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a annoncé le quotidien du soir ce 22 mai. Cette enquête vise les articles du journal sur les affaires d’Alexandre Benalla, notamment les informations sur le profil d’un sous-officier de l’armée de l’air, Chokri Wakrim, compagnon de l’ex-cheffe de la sécurité de Matignon, Marie-Elodie Poitout.

Le Monde «maintient évidemment [ses] informations et exprim[e] son inquiétude sur cette convocation».

Cette convocation n’est pas une première. Fin avril, une procédure similaire a été utilisée à l’encontre des journalistes de Disclose et de Radio France à l’origine de révélations d’intérêt public sur l’utilisation d’armes françaises dans la guerre au Yémen. Ceux-ci ont été entendus le 14 mai par la DGSI. Cette convocation faisait suite à une plainte du ministère des Armées et avait déclenché une levée de bouclier de la profession. En effet, les rédactions de Disclose, ARTE Info, Mediapart ou encore Konbini ont immédiatement publié un communiqué commun le 24 avril pour s’élever contre cette «atteinte à la liberté de la presse». Selon les auteurs du texte, cette convocation n’avait d’autre objectif que de connaître les sources des journalistes mis en cause.

Dans un communiqué publié le 14 mai, Disclose rapportait que ses deux journalistes ont appris que l’enquête préliminaire ouverte en décembre dernier «était conduite sous l’autorité de la section terrorisme et atteinte à la sûreté nationale du parquet de Paris». Une procédure que le média dénonce en arguant qu’elle «prive» ses journalistes «de libertés apportées par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse». Selon Disclose, «l’absence de toute référence dans la convocation de la DGSI à la publication de l’article et à la qualité de journaliste, montre bien une volonté d’exercer une pression personnelle».

par wikistrike.com Source

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