Validation de l’étude sur le management des juridictions : La justice sénégalaise se penche sur ses insuffisances

L’amélioration de la qualité des services judiciaires est nécessaire au Sénégal. C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les acteurs, expliquant la mise en œuvre d’une étude sur le management juridictionnel, qui fait l’objet depuis hier d’un séminaire de validation de deux jours à Dakar.

Présidé par Ibrahima Ndiaye, Dage du ministère de la Justice, venu représenter Me Sidiki Kaba, absent du territoire, cet atelier, selon ses initiateurs, tient à rendre plus efficaces les services juridictionnels du Sénégal.

«Les juridictions ont l’impérieux devoir de se doter d’outils de management modernes, leur permettant de gérer rationnellement les différents contentieux qui leur sont soumis. Et de rendre justice dans des délais raisonnables», renseigne-t-il.

Un état des lieux a été fait en matière de management pour envisager rationnellement et objectivement les meilleures options, selon le représentant Ibrahima Ndiaye. Pour qui aussi une bonne gouvernance passe nécessairement par l’amélioration du système judiciaire.
Pour Mamadou Abdoulaye Diouf, Inspecteur général de l’administration de la justice (Igaj), une réflexion inclusive devrait s’imposer afin que les documents soient validés dans leur meilleur format pour faire basculer la justice dans l’ère de la modernité.

Les deux séminaires que l’Igaj a organisés respectivement en avril 2009 et en juillet 2013, sur le management des juridictions, rappelle son directeur, témoignent de la volonté que la structure qu’il dirige a de promouvoir les outils modernes de gestion du secteur.

Rejoint dans cette volonté par la Banque mondiale, le patron de l’Igaj dit rêver d’une justice de qualité, de moindre coût et accessible pour le grand bonheur des justiciables. Et pour cela, il faudrait qu’au sortir de ce séminaire de validation que des voix et moyens puissent être trouvés pour y arriver.

Ayant visité tous les Cours d’appel pour avoir été mandaté par le ministre de la Justice sénégalaise, Janine Kister, directrice des ressources humaines en retraite du ministère de la Justice française, trouve que les établissements judiciaires ont besoin de moyens matériels et informatiques pour faire correctement leur travail.

Le renforcement de capacités du personnel de la justice tout au long de leur vie professionnelle figure aussi dans l’étude menée par l’ancienne Drh du ministère de la Justice française. Recommandant que le personnel judiciaire soit formé à l’outil informatique parce qu’ayant re­cours au travail ma­nuel, les em­ployés de la justice souffrent du fait qu’ils soient mal logés.

«Le personnel est plein de bonne volonté et de compétence. Mais il faudra l’aider à pouvoir servir autrement la justice. Au niveau des mobiliers, il y a des efforts à faire», constate-t-elle.

  • Écrit par  Amadou MBODJI

amadoumbodji@lequotidien.sn

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*