Zambie : « Trop c’est trop ! », le président Lungu monte le ton contre les opérateurs miniers étrangers

Le chef de l’Etat zambien Edgar Lungu a insisté vendredi dernier sur l’importance d’instaurer le nouvel impôt qui remplacera la TVA dans le secteur minier. Lungu s’est même engagé à ne pas faire marche arrière en déclarant que «les opérateurs qui ne sont pas d’accord peuvent partir».
La nouvelle loi sur les mines en Zambie continue de provoquer des réactions. Pour le président zambien, Edgar Lungu, il faut y mettre fin et arrêter d’espérer un éventuel retour en arrière possible. «L’impôt sur les ventes va être appliqué et la TVA disparaîtra. Ceux qui ne sont pas d’accord partiront. Je dis cela sans inquiétude», a déclaré le président zambien qui intervenait dans la «Région du cuivre», à 300 km au nord de la capitale Lusaka. «Trop, c’est trop ! Les gens sont fatigués et nous n’effrayons pas les investisseurs parce d’autres viendront», a poursuivi le chef de l’Etat du pays d’Afrique australe très déterminé.

Vendata et Glencore dans le collimateur
En effet, la nouvelle loi sur les mines prévoit une nouvelle taxe qui doit entrer en vigueur le 1er juillet 2019. Celle-ci, destinée à remplacer la taxe sur la valeur ajoutée suscite de vives inquiétudes dans le secteur minier du pays. Des sociétés comme les groupes Vendata et Glencore n’ont pas caché leur désapprobation de cette nouvelle disposition attirant l’attention sur le fait que le pays courait le risque de voir des emplois dans les mines disparaître. «Si vous souhaitez que votre relation avec les mines prenne fin, elle prendra fin», a déclaré Edgar Lungu réagissant aux sociétés étrangères opérant dans le secteur minier.

Pour rappel, la Zambie est le second producteur africain de cuivre dont les revenus représentent au moins 70 % des recettes des exportations.

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